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Par Doucemedium dans Paroles de mon âme le 3 Avril 2010 à 22:10
Comme j'ai mal, Seigneur, je ne peux plus regarder cette souffrance
De ces hommes qui mettent en esclavage, sous les larmes de Marie
Des hommes que tu as créés libres
Des corps d'enfants pris en otage, boucliers de la mort.
Cœurs de pierre, destructeurs de vie, violeurs de rêves.
Oh ! Seigneur comment tuer en ton nom ? Toi qui n'es que compassion.Que de honte, sur le visage de ces meurtriers
Aucune compassion ne vous sera accordée.
Vous voulez vivre libres et vous emprisonnez au nom d'une liberté.
De quel droit mettez-vous les hommes à genoux ?
Vous trahissez l'amour, vous trahissez Dieu.
L'ignorance, la haine et l'indifférence sont vos alliées.N'entendez-vous pas leurs larmes rouler sur leurs joues
Comme des tambours blessés, agonisants ?
N'entendez-vous pas leurs cris, dans vos nuits perturbées ?
Ne voyez-vous pas leur regard transparent de lucidité ?
Qu'importe les barrières que vous mettez autour de ces hommes
Vous ne pourrez jamais les soumettre.L'esprit est libre, en est-il de même pour vous ?
Pauvres assassins, prisonniers de votre liberté
Prisonniers de votre haine, prisonniers d'une prison.
Vous avez mis des barreaux autour de vos esprits
Modelés par vos mains, modelés par votre ignorance
Et pour seul lendemain, un horizon de regrets.
Je ne peux que plaindre votre appartenance à cette violence.
L'amour n'a pas besoin de sacrifices, pas besoin de terres, pas de drapeau.
La seule appartenance que je connaisse
C'est de vivre libre.
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Par Doucemedium dans Paroles de mon âme le 3 Avril 2010 à 15:48
Je me souviens de l’odeur de tes pas sur ce chemin de terre mouillé
De ton amour à travers ton rire, tes larmes dans tes cris, tes cris étouffés par l’amour.
J’aurais voulu déchirer ma chair, comme l’a été la tienne.
J’aurais voulu être tes larmes, pour rouler encore une fois sur ta peau.
Je n’ai pas baissé les yeux quand tu as plongé ton regard dans le mien.
Dans tes yeux, j’ai vu les mauvais choix des hommes t’abandonnant à ton destin.
J’ai vu ces gens immoraux te juger, toutes ces mains tendues, s’abaisser.
Reniant par peur de l’inconnu « toi, le fils de l’Homme »
Aveugles à ta vérité, sourds à ton amour, ils t’ont mis à genoux.
Ils t’ont laissé porter ta croix, ils t’ont enchaîné à la vie éternelle.
Oh ! pourquoi ont-t-il garder aussi peu de mémoire ?
Pourquoi ?
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Par Doucemedium dans Paroles de mon âme le 3 Avril 2010 à 11:27
Parle-moi du monde d’avant, donne-moi sa couleur.
Parle-moi du jardin géant que l’homme a assassiné.
Dis-moi pourquoi la terre verte, devenue aride
Ne donne plus d’odeurs, plus d’ardeurs.
Dessine-moi à travers tes larmes, la planète hier.
Dessine-moi la couleur du soleil
Avant qu’il fasse mal à la peau.
Dessine-moi les sourires des enfants innocents.
Raconte-moi comment c’était avant…
Avant que les fusils et les bombes
S’abattent sur les rêves de ces habitants.
Parle-moi des cris de ces mères
Devant les corps d’enfants déchirés.
Dis-moi encore… je ne veux pas oublier.
Dis-moi que le monde redeviendra un jardin.
Dis-moi que les saisons redonneront des odeurs.
Dis-moi que la Terre cessera de pleurer.
Dis-moi comment faire pour l’entendre respirer.
Dis-moi comment panser les blessures.
Parle-moi encore, ne t’arrête pas.
Parle-moi de ce bonheur d’antan.
Alors, Jésus me sourit et me dit…
Les enfants innocents ne doivent pas
Demander pardon pour leurs pères
Mais les pères devront apprendre
A leurs enfants à dessiner… l’amour.
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Par Doucemedium dans Paroles de mon âme le 2 Avril 2010 à 20:30
Parce que tu te promènes
Toujours sur mes dentelles
Que tu traînes encore sur ma peau
Que je sens toujours ton manque
Qui me hante jour après jour
Je redessine tes caresses
Pour me souvenir de tes mains
Qui me manquent toujours.
Parce qu'il y a sur mes tempes
Comme une absence
Et toujours sur le bout de mes doigts
Ce grand vide immense
J'ai l'empreinte de tes bras
Qui restera toujours sur moi
Et dans le mur de nos images
Reste mon vague à l'âme.
Parce que, quand tu es parti
Je suis restée là
Que d'aventures en ruptures
De fractures en brûlures
Je mène le même combat
Que de remords en regrets
Et que malgré ton absence
Je n'ai pu t'oublier.
Parce que tu étais
L'envers de mon endroit
Le haut de mon bas
Mon bien dans mon mal
Mon chaud dans mon froid
Parce que tu étais
Mon tout, tu étais mon toit
Et que je ne suis rien du tout sans toi.
Je t'aime, et ne pars plus loin de moi.
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Par Doucemedium dans Paroles de mon âme le 2 Avril 2010 à 16:19
Ma tête est un livre d’images que j’effeuille
Page à page pour me souvenir de ton histoire
De tes couleurs, de tes senteurs
Qui m’enroule comme un manteau
Pour me réchauffer, les soirs de manque.
Ta fontaine de Vaucluse déverse ses eaux
Et les partage pour entourer ta ville
Telle une sentinelle qui veille sur ses habitants.
Ton mistral qui s’engouffre dans notre vallée
Rend les chiens et les hommes fous.
Ton soleil torride et si lourd nous oblige
A traîner nos pas et notre accent.
Ta chaleur, tes cigales me manquent
Ton marché provençal, tes brocanteurs
Sont sous la coupe de ton soleil infernal.
J’entends encore ton cours d’eau
S’enrouler doucement sur les algues.
Ton église qui trône sur la place du village
Me rappelle que, lorsque je suis loin de toi
Je vis bien trop loin de moi.
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