• Comme j'ai mal, Seigneur, je ne peux plus regarder cette souffrance
    De ces hommes qui mettent en esclavage, sous les larmes de Marie
    Des hommes que tu as créés libres
    Des corps d'enfants pris en otage, boucliers de la mort.
    Cœurs de pierre, destructeurs de vie, violeurs de rêves.
    Oh ! Seigneur comment tuer en ton nom ? Toi qui n'es que compassion.

     

    Que de honte, sur le visage de ces meurtriers
    Aucune compassion ne vous sera accordée.
    Vous voulez vivre libres et vous emprisonnez au nom d'une liberté.
    De quel droit mettez-vous les hommes à genoux ?
    Vous trahissez l'amour, vous trahissez Dieu.
    L'ignorance, la haine et l'indifférence sont vos alliées.

     

    N'entendez-vous pas leurs larmes rouler sur leurs joues
    Comme des tambours blessés, agonisants ?
    N'entendez-vous pas leurs cris, dans vos nuits perturbées ?
    Ne voyez-vous pas leur regard transparent de lucidité ?
    Qu'importe les barrières que vous mettez autour de ces hommes
    Vous ne pourrez jamais les soumettre.

     

    L'esprit est libre, en est-il de même pour vous ?
    Pauvres assassins, prisonniers de votre liberté
    Prisonniers de votre haine, prisonniers d'une prison.
    Vous avez mis des barreaux autour de vos esprits
    Modelés par vos mains, modelés par votre ignorance
    Et pour seul lendemain, un horizon de regrets.
    Je ne peux que plaindre votre appartenance à cette violence.
    L'amour n'a pas besoin de sacrifices, pas besoin de terres, pas de drapeau.
    La seule appartenance que je connaisse
    C'est de vivre libre.


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  • Je me souviens de l’odeur de tes pas sur ce chemin de terre mouillé

    De ton amour à travers ton rire, tes larmes dans tes cris, tes cris étouffés par l’amour.

    J’aurais voulu déchirer ma chair, comme l’a été la tienne.

    J’aurais voulu être tes larmes, pour rouler  encore une fois sur ta peau.

    Je n’ai pas baissé les yeux quand tu as plongé ton regard dans le mien.

    Dans tes yeux,  j’ai vu les mauvais choix des hommes t’abandonnant à ton destin.

    J’ai vu ces gens immoraux te juger, toutes ces mains tendues, s’abaisser.

    Reniant par peur de l’inconnu «  toi, le fils de l’Homme »

    Aveugles à ta vérité, sourds à ton amour, ils t’ont mis à genoux.

    Ils t’ont laissé porter ta croix, ils t’ont enchaîné à la vie éternelle.

    Oh ! pourquoi ont-t-il garder aussi peu de mémoire ?

    Pourquoi ?


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  • Parle-moi du monde d’avant, donne-moi sa couleur.

    Parle-moi du jardin géant que l’homme a assassiné.

    Dis-moi pourquoi la terre verte, devenue aride

    Ne donne plus d’odeurs, plus d’ardeurs.

    Dessine-moi à travers tes larmes, la planète hier.

    Dessine-moi la couleur du soleil

    Avant qu’il fasse mal à la peau.

     

    Dessine-moi les sourires des enfants innocents.

    Raconte-moi comment c’était avant…

    Avant que les fusils et les bombes

    S’abattent sur les rêves de ces habitants.

    Parle-moi des cris de ces mères

    Devant les corps d’enfants déchirés.

    Dis-moi encore… je ne veux pas oublier.

     

    Dis-moi que le monde redeviendra un jardin.

    Dis-moi que les saisons redonneront des odeurs.

    Dis-moi que la Terre cessera de pleurer.

    Dis-moi comment faire pour l’entendre respirer.

    Dis-moi comment panser les blessures.

    Parle-moi encore, ne t’arrête pas.

    Parle-moi de ce bonheur d’antan.

     

    Alors, Jésus me sourit et me dit…

    Les enfants innocents ne doivent pas

    Demander pardon pour leurs pères

    Mais les pères devront apprendre

    A leurs enfants à dessiner… l’amour.


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  • Parce que tu te promènes

    Toujours sur mes dentelles

    Que tu traînes encore sur ma peau

    Que je sens toujours ton manque

    Qui me hante jour après jour

    Je redessine tes caresses

    Pour me souvenir de tes mains

    Qui me manquent toujours.

     

    Parce qu'il y a sur mes tempes

    Comme une absence

    Et toujours sur le bout de mes doigts

    Ce grand vide immense

    J'ai l'empreinte de tes bras

    Qui restera toujours sur moi

    Et dans le mur de nos images

    Reste mon vague à l'âme.

     

    Parce que, quand tu es parti

    Je suis restée là

    Que d'aventures en ruptures

    De fractures en brûlures

    Je mène le même combat

    Que de remords en regrets

    Et que malgré ton absence

    Je n'ai pu t'oublier.

     

    Parce que tu étais

    L'envers de mon endroit

    Le haut de mon bas

    Mon bien dans mon mal

    Mon chaud dans mon froid

    Parce que tu étais

    Mon tout, tu étais mon toit

    Et que je ne suis rien du tout sans toi.

    Je t'aime, et ne pars plus loin de moi.


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  •  

    Ma tête est un livre d’images que j’effeuille

    Page à page pour me souvenir de ton histoire

    De tes couleurs, de tes senteurs

    Qui m’enroule comme un manteau

    Pour me réchauffer, les soirs de manque.

     

    Ta fontaine de Vaucluse déverse ses eaux 

    Et les partage pour entourer ta ville

    Telle une sentinelle qui veille sur ses habitants.

    Ton mistral qui s’engouffre dans notre vallée

    Rend les chiens et les hommes fous.

     

    Ton soleil torride et si lourd nous oblige

    A traîner nos pas et notre accent.

    Ta chaleur, tes cigales me manquent

    Ton marché provençal, tes brocanteurs

    Sont sous la coupe de ton soleil infernal.

     

    J’entends encore ton cours d’eau

    S’enrouler doucement sur les algues.

    Ton église qui trône sur la place du village

    Me rappelle que, lorsque je suis loin de toi

    Je vis bien trop loin de moi.


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